Brive-Stade : le point ligne par ligne

Brive-Stade : le point ligne par ligne



Piliers : Légèrement touché à l'épaule contre le Stade français, Benoît Lecouls pourrait être ménagé. Cela entraînerait la rentrée de Perugini dans les 23, alors que les autres piliers (Human, Poux, Montès) sont opérationnels.

Talonneurs : Tous les talons du groupe sont à la disposition du staff. William Servat, cependant, pourrait faire partie des joueurs ménagés en Corrèze, ce qui laisserait Basualdo et Lacombe se partager le temps de jeu.

Deuxième ligne : Romain Millo-Chluski et Fabien Pelous sont OK. Albacete, forfait face au Stade français, prendra une décision à l'issue de la mise en place, programmée ce vendredi.

Troisième ligne : Thierry Dusautoir est laissé au repos pour cette rencontre, et il devrait en être de même pour Sowerby. Maka devrait intégrer le groupe, alors que Bouilhou, Nyanga et Lamboley sont partants.

Charnière : S'il faudra attendre le dernier entraînement pour en avoir la confirmation, Kelleher et Skrela devraient effectuer leur rentrée à Brive. Si tel est le cas, Michalak pourrait souffler. Bélie se tient prêt et devrait être quoi qu'il advienne du voyage.

Trois-quarts : Yannick Jauzion, qui a beaucoup joué ces derniers temps, est laissé au repos. Kunavore, absent contre Paris, effectuera sa rentrée. Les autres trois quarts sont à la disposition du staff, même si Vincent Clerc, légèrement touché à la cheville le week-end dernier, pourrait finalement faire l'impasse.

# Posté le vendredi 03 avril 2009 07:55

encore une victoire toulousaine

encore une victoire  toulousaine

A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat Stade français 15 à 11 (mi-temps : 6-6 )
Temps beau et agréable ; bonne pelouse ; 36.000spectateurs environ ; Arbitrage de M. Pearson (Ang)
Pour le Stade Toulousain : 4 pénalités de Michalak (6, 44, 64) et Heymans (70); 1 drop de Fritz (18).
Pour le Stade français : 1 essai de Bastareaud ; 1pénalité de Beauxis (28) ; 1 drop de Beauxis (2).
StadeToulousain : Médard; Clerc (puis Donguy, 67), Poitrenaud, Fritz (puis Ahotaeiloa, 73), Heymans; Jauzion (o), Michalak; Lamboley (puis Bouilhou, 62), Sowerby, Dusautoir (cap, puis Nyanga, 73) ; Millo-Chluski, Pelous; Lecouls (puis Poux, 25), Servat (puis Lacombe, 72), Human (puis Montès, 73).
Carton jaune : Sowerby (37)
Stade français : Jeanjean ; Gasnier, Bastareaud, Messina, Mi. Bergamasco ; (o) Beauxis, (m) Pichot ; Ma. Bergamasco, Parisse (cap), Rabadan ; Auradou, Marchois ; Roncero, Semperé, Attoub.
Carton jaune : Bastareaud (37)

Doublé 24 heures plus tôt au classement par Perpignan, vainqueur à Dax, le Stade Toulousain a récupéré le fauteuil de leader à la faveur de sa victoire sur le Stade français lors de la 21ème journée du Top 14. Mais plus qu'un rang finalement anecdotique, on retiendra que ce succès rapproche un peu plus les Rouge et Noir des demi-finales du championnat. Les Toulousains ont maintenant rendez-vous à Brive, samedi prochain, avant le premier tournant de leur saison : le quart de finale européen face à Cardiff, le 11 avril au Millennium.
Le forfait de David Skrela, officiel la veille de la partie, avait forcé le staff à changer ses plans : Yannick Jauzion glissait à l'ouverture, ce qui libérait une place au centre pour Poitrenaud. En deuxième ligne, Millo et Pelous débutaient, ce qui n'était pas, une nouvelle fois, ce qui était initialement prévu. Mais Albacete, souffrant du genou depuis le début de la semaine, devait également faire l'impasse.


Une entame endiablée


Incontestablement, Paris prenait le meilleur départ et, dès le coup d'envoi, développait une impressionnante séquence dans les 22 toulousains. A maintes reprises, on pensait les visiteurs capables de franchir le premier rideau adverse, mais la défense toulousaine, bien en place, tenait le choc. La séquence s'achevait toutefois par un drop de Beauxis, qui permettait aux Franciliens d'ouvrir le score.

Mais passé ce moment difficile, les hommes de Novès entraient dans le match et exerçaient une pression constante. C'est ainsi que Nico Jeanjean, après une glissade, voyait son dégagement à hauteur de la ligne d'essai contré. Il s'en sortait finalement in extremis, mais sur la touche consécutive, les Stadistes repartaient de l'avant et obtenaient une pénalité, réussie par Michalak. Toulouse égalisait (3-3, 6ème).

La partie se poursuivait et se révélait très agréable à suivre : les Rouge et Noir jouaient énormément, relançaient tous les ballons et imprégnaient un rythme formidable. Mais en face, Paris défendait bien et occupait remarquablement le terrain grâce au jeu au pied de Beauxis. Au quart d'heure de jeu, les locaux obtenaient une pénalité sur mêlée, et Michalak, il est vrai depuis la ligne médiane, était trop court pour une poignée de centimètres. Mais moins de 120 secondes plus tard, Fritz réussissait à son tour un drop qui donnait pour la première fois l'avantage à son équipe. C'était, compte tenu de la physionomie de la partie, plutôt mérité.

Efficace en mêlée, performant en touche où il volait plusieurs ballons à l'alignement parisien, agressif dans les rucks, le Stade réalisait une première moitié de mi-temps très convaincante. A la 20ème, Michalak, à nouveau de cinquante mètres, restait un peu court sur une pénalité. Le score n'évoluait pas, mais le Stade français, sous la pression constante de son adversaire, éprouvait de grandes difficultés à poser son jeu.

Le rythme, par la suite, baissait quelque peu, et le match s'équilibrait. Le jeu se cantonnait au milieu de terrain et aucune opportunité, que ce soit pour l'une ou l'autre des deux formations, n'était à signaler. Paris, toutefois, bénéficiait à la 28ème minute d'une pénalité face aux poteaux sur la ligne des 22, que Beauxis se faisait évidemment un plaisir de convertir (6-6).

Cette égalisation sonnait le réveil des Toulousains, qui enclenchaient dès le coup de renvoi la vitesse supérieure. Bien décalé sur son aile, Heymans tentait un subtil coup de pied à suivre au dessus de son vis-à-vis, qui n'était pas loin de réussir. Le Stade obtenait malgré tout une pénalité, mais Michalak manquait la cible.
Peu avant la pause, un début de bagarre éclatait entre Bastareaud et Sowerby. Les deux joueurs écopaient d'un carton jaune, mais Toulouse obtenait une pénalité. Toujours depuis la ligne des 50, Michalak avait cette fois la distance, mais le ballon frôlait le poteau droit. On en restait là, et les deux équipes regagnaient les vestiaires sur un score de parité.


Des occasions, mais pas d'essai



La reprise intervenait sur les chapeaux de roue côté toulousain, avec d'entrée une superbe occasion, sans doute la plus belle depuis le début de la partie, signée Poitrenaud. Ce dernier tapait par dessus la ligne à 15 mètres de l'en-but et manquait d'un rien de récupérer le cuir.
Puis c'était une combinaison entre Poitrenaud, toujours lui, et Heymans, qui constituait une superbe opportunité, juste avant qu'une charge de Millo ne soit arrêtée à un mètre de la terre promise. Bref, les coéquipiers de Thierry Dusautoir multipliaient les belles séquences et finissaient par obtenir une pénalité, tentée et réussie par Michalak.

Les champions de France reprenaient l'avantage et poursuivaient leur domination, même si cela ne se traduisait pas dans un premier temps par d'autres occasions. Le Stade français défendait becs et ongles mais, comme cela avait été le cas lors du premier acte, perdait un nombre considérable de ballons en touche, donnant ainsi à son adversaire de précieuses munitions.
Cela faisait près d'un quart d'heure que la reprise était intervenue, et le jeu se déroulait toujours dans les trente mètres parisiens. A force de subir, les visiteurs se mettaient une nouvelle fois à la faute, mais Michalak ratait son coup de pied et perdait l'occasion de creuser l'écart.

A la 58ème, Clerc s'échappait de façon superbe entre deux adversaires et, après une course de cinquante mètres, croisait avec Poitrenaud. On pensait l'essai au bout mais une nouvelle fois, un défenseur intervenait in extremis et la séquence était finalement stoppée sur un en-avant.
Si la belle prestation des Toulousains étaient encourageante jusque là, elle ne devait pas faire oublier que l'écart restait minime. Michalak, porté par les encouragements intellgents du public, passait une pénalité qui portait la marque à 12-6. Jamais, depuis le coup d'envoi, la marge n'avait été aussi importante.

Après un échec de Beauxis, Toulouse héritait à son tour d'une pénalité, tentée par... Heymans. L'ailier réussissait, en position pourtant délicate, un superbe coup de pied. Les Rouge et Noir étaient dorénavant à l'abri d'un essai transformé et l'affaire, peu à peu, prenait bonne tournure. Mais on assistait, dans les dix dernières minutes, à un réveil parisien. De bonnes séquences trouvaient une récompense dans un essai en force de Bastareaud, synonyme de bonus défensif.
Le score en restait là, au terme d'une rencontre où le Stade n'avait certes pas marqué d'essais mais où il avait fourni une prestation de très bon niveau. Les Toulousains obtenaient une victoire globalement logique, qui les plaçait, en attendant le déplacement à Brive, dans de bonnes dispositions pour préparer le quart de finale européen.

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# Posté le lundi 30 mars 2009 20:21
FABIEN PELOUS : « UNE BELLE VICTOIRE »


En répondant présent dans l'engagement physique, Toulouse a fait plier le Stade Français dimanche au Stadium. Le deuxième ligne Fabien Pelous est satisfait de cette victoire mais estime que son équipe peut mieux faire offensivement.

Fabien Pelous, le Stade Toulousain a rempli son contrat avec ce succès face aux Parisiens (15-11)...
Oui, le contrat est rempli. Ce match n'était pas évident à préparer notamment en raison du retour des internationaux. Il était important de se retrouver alors qu'on a eu une équipe remaniée tout au long de la semaine avec des défections dont celles de David Skrela puis de « Pato » Albacete. Cela a chamboulé un peu la préparation tactique. Mais malgré ça, on a répondu présent dans l'affrontement et l'engagement. Et quand on avance sur les impacts, c'est plus facile pour gagner.

Ces vertus pourraient vous servir dans deux semaines contre Cardiff...
Oui, nous devrons être en grande forme physique. Nous aurons besoin de tout et j'espère que ce sera le cas.

Vous avez récupéré beaucoup de ballons sur les rucks. Comment avez-vous fait ?
Cela montre une belle envie et un bel engagement. Le rugby se résume toujours à des duels, des un contre un. Dimanche, notamment en deuxième mi-temps, nous avons beaucoup gagné nos duels. Cela nous a permis d'avancer et de récupérer ces ballons.

« Un peu approximatifs »

Etes-vous satisfait de la copie rendue ?
Oui, nous sommes contents de ce que nous avons fait défensivement et dans l'engagement. Offensivement, c'est vrai que nous avons été un peu approximatifs et un peu loin de la ligne. Nous n'avons pas su trouver les bons enchainements. On se contente de cette belle victoire parce que Paris était venu avec une équipe solide et plutôt à vocation défensive. C'était difficile de marquer des essais et des points mais Fred (Michalak) était un peu en manque de réussite (ndlr : trois sur huit). Nous avons dominé territorialement la rencontre et, je le répète, dans les duels.

Le Stade Toulousain peut-il encore mieux faire ?
Oui, on n'a pas encore atteint ce que l'on peut faire avec notre potentiel. On est très bon en défense, certes, même si on se fait percer à la fin, mais c'était plus dû à un peu de fatigue qu'à un manque d'organisation. Offensivement, on a quand même été moins performant que ce que l'on veut être.

Ce match va-t-il laisser des traces ?
(Sourire) A 35 ans, je pense que ça va en laisser ! Il y a eu beaucoup d'engagement et pas mal de courses. Etant donné qu'il y a eu beaucoup de jeu au pied, il y avait aussi forcément de nombreux replis défensifs à effectuer.


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# Posté le lundi 30 mars 2009 20:19
Stade Toulousain : la confirmation


Dans un affrontement sur très haute tension, le Stade Français, plaçant d'entrée la barre également très haut, s'est montré hier soir le digne challenger d'un champion de France qui a été obligé de se surpasser pour préserver son invincibilité à domicile.

Un tel score, sans le moindre essai jusqu'à l'ultime minute, sanctionne en principe une rencontre insipide mais ce fut exactement le contraire et seule l'agressivité, pour ne pas dire la férocité, des défenses, a permis de colmater toutes les brèches.

Celle du Stade Toulousain a cédé à l'ultime instant, alors que le score était acquis : ayant été percée par Albouy quelques instants plus tôt, elle s'est avouée vaincue sur une percée de Camara, transformée avec succès petit côté par un Bastareaud plus taureau que jamais, résistant à l'intervention conjuguée des Poitrenaud, Donguy, Médard et Millo Chluski.

DES ROULEAUX DE BARBELé
L'essai parisien doit cependant être considéré comme un pied de nez à la physionomie et à la morale d'une soirée où les Toulousains ont donné, et de très loin, le plus de volume au jeu. Mais les Parisiens, qui avaient apporté dans leurs bagages plusieurs rouleaux de fil de fer barbelé, ont repoussé avec un acharnement louable les assauts les plus divers des locaux, que ce soit dans l'axe, en première main ou en relance.

Le Stade Français a donc éteint consciencieusement le feu que les Toulousains, de Médard à Servat, s'évertuaient à allumer. Certes, les hommes de l'excellent Parisse ont réussi à mettre parfois le nez à la fenêtre mais ils ont généralement confié leur sort à la vigueur de leurs bras et à la puissance du coup de pied de Beauxis.

Ainsi Paris est-il resté toujours dans la course mais le Stade Toulousain aurait fait néanmoins le break bien avant les dix dernières minutes si Michalak avait connu la réussite dans les tirs au but. Si les deux premiers échecs du buteur rouge et noir, depuis le centre du terrain, ne prêtaient pas à conséquence, Michalak a ensuite manqué trois coups de pied faisables qui ont obligé ses camarades à redoubler d'efforts tout en confortant le moral de l'adversaire. Heureusement, Michalak, soutenu par un public qui eut la bonne idée de scander son nom a passé un but important à la huitième tentative alors que Beauxis, à son tour, ratait complètement la balle du 12-9. Heymans a parachevé l'ouvrage par une pénalité dont le gaucher stadiste a le secret.

Toulouse aurait pu aussi franchir la ligne avant l'heure de jeu, sur un « deux contre un » que Clerc, devant Beauxis qui naviguait, négocia peut-être prématurément pour Médard. Auteurs d'une reprise de deuxième mi-temps tonitruante, les hommes de Dusautoir ont alors fait plier un adversaire qui ne put refaire surface que dans les derniers instants.

LECOULS, MICHALAK : L'ELAN COUPé
Ayant démarré le match en trombe sur une interminable séquence concrétisée par un drop de Beauxis, le Stade Français avait ensuite subi la superbe réaction des Toulousains qui avaient dicté leur loi partout, sauf au score. Les champions de France, supérieurs en touche comme en mêlée, étaient en train de mettre progressivement Paris à la raison mais leur élan a été coupé simultanément par la blessure de Lecouls, surpris par Roncero sur une attaque de mêlée, et la rentrée déterminante de Szarzewski qui a considérablement amélioré le rendement de son alignement et de sa mêlée.

Il fallait une grande équipe toulousaine pour surmonter les deux gros coups durs constitués par la sortie de Lecouls et la malchance de Michalak. Avec une générosité et un mental à toute épreuve, le Stade de la province a réussi à mater celui de la capitale mais il faudra encore compter sur les Parisiens cette saison.


« Toujours compliqué contre eux »
Fabien Pelous : « A la lecture de leur composition d'équipe avec beaucoup de joueurs à vocation défensive et massive, on s'attendait à ce qu'ils jouent beaucoup au ras. Cela a donné un match assez fermé avec deux équipes qui ne voulaient pas lâcher la ligne d'avantage. Nous avons été bien présents dans l'agressivité défensive. »

Vincent Clerc : « On s'attendait à un tel match, avec beaucoup d'intensité et peu d'espaces. Et dans ce type de confrontations, c'est celui qui fait le moins de faute qui gagne. Je pense que nous avons mis l'engagement nécessaire. Après, face à leur premier rideau, très compact, nous avons trouvé la solution derrière, sur leur deuxième rideau, beaucoup moins solide. »

Yannick Jauzion : « J'ai abordé le match différemment. Mais ce n'est pa simple de trouver des repères à ce poste où il faut anticiper plus. C'était une bonne expérience. Il est dommage qu'on n'ait pas réussi à marquer sur nos temps forts. »

Philippe Rougé-Thomas : « On connaît les Parisiens, on savait leur défense très hermétique. On a eu ce problème de déplacement de Yannick Jauzion du centre à l'ouverture, qui a perturbé nos schémas de jeu. Dans l'ensemble, la production a été positive car à plusieurs reprises on a su porter le danger tout près des buts des Parisiens. De toute façon, c'est toujours compliqué de jouer contre eux. »

Frédéric Michalak : « Ce soir, dans l'engagement on a répondu présent. On savait que cela allait se jouer devant. ça se joue à pas grand-chose. »


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# Posté le lundi 30 mars 2009 20:15
Thierry Dusautoir, Vincent Clerc : de la dynamite


Face à ce bloc parisien, il fallait des hommes forts pour briser la glace.

: Toujours des envies de mettre le feu. Le bon jeu au pied de Beauxis en première mi-temps a cependant contrarié son plan de relance. Une bonne lecture du jeu lui a permis de jouer au pied par-dessus quand c'était nécessaire. Folie et rigueur partagées avec un même succès.

Medard (13/20)

Clerc (15/20) : l'ailier toulousain s'est souvent proposé dans la ligne avec ses qualités explosives. Un cadrage-débordement de toute beauté sur Jeanjean en seconde période. Rigoureux dans son jeu au pied. Le grand Vincent est de retour.

Fritz (11/20) : une fois pris sur l'extérieur par Messina, il a toutefois sauvé son camp en réalisant une cuillère. Du coffre pour ne pas lâcher la ligne d'avantage.

Poitrenaud (13/20) : difficile de franchir face à la muraille mais un bon timing dans les passes et un sens du jeu aiguisé.

: un seul ballon en première mi-temps en bout de ligne avec un judicieux petit coup de pied par-dessus. Davantage de ballons en seconde période avec des éclairs qui effritèrent le bloc parisien. Une pénalité importante.

Heymans (13/20)

Jauzion (12/20) : sobre dans son rôle à la main mais en difficulté dans le jeu au pied (renvoi direct, chandelle dévissée). Le dépannage à ce poste fut tout de même d'un bon rapport qualité-prix.

Michalak (12/20) : seulement trois sur huit dans son rôle de buteur mais un mental exceptionnel en allant chercher l'appui du public sur la huitième pénalité alors que des sifflets commençaient à descendre des tribunes. Quelques initiatives autour des regroupements mais les Parisiens avaient mis les barbelés.

Dusautoir (16/20) : toujours cette énergie pour faire un mètre supplémentaire dans le combat. Toujours des plaquages en avançant. Toujours plus quoi. Dans la lignée du Tournoi. C'est dire.

Sowerby (12/20) : cantonné dans un rôle au près, il accepta sa tâche et ne dépareilla pas dans le combat.

Lamboley (13/20) : le principal pourvoyeur toulousain en touche (+ un ballon volé sur lancer parisien). Il a également répondu au combat.

Millo-Chluski (14/20) : une grosse activité dans les regroupements et autour avec des plaquages déterminants. Des ballons récupérés dans les rucks. Le clone de Pelous.

Pelous (15/20) : évidemment indispensable dans un tel combat et une telle fournaise. Un mur à lui tout seul en défense. Hors d'âge.

Lecouls : non noté, blessé sur une mêlée, il est sorti très tôt mais avait eu le temps jusque-là d'offrir une pénalité à son équipe et d'asséner deux plaquages importants. Il a laissé sa place à Poux (13/20) qui s'est mis au diapason.

Servat (13/20) : toujours de l'explosivité sur ses charges. Des lancers justes.

Human (13/20) : il a fait rimer sobriété avec efficacité. On l'a même vu prendre un ballon en fond de touche.

# Posté le mardi 31 mars 2009 10:56

le groupe des 23 pour l'italie (le retour de fred et de william)

le groupe des 23 pour l'italie (le retour de fred et de william)
Michalak et Servat, retours en Bleu
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La liste des 23 :

Avants (13): Lionel Faure (Sale/ANG), Fabien Barcella (Biarritz), Dimitri Szarzewski (Stade Français), William Servat (Stade Toulousain), Thomas Domingo (Clermont), Sylvain Marconnet (Stade Français), Jérôme Thion (Biarritz), Lionel Nallet (Castres, cap), Louis Picamoles (Montpellier), Imanol Harinordoquy (Biarritz), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain), Julien Bonnaire (Clermont), Sébastien Chabal (Sale/ANG).

Arrières (10): Morgan Parra (Bourgoin), Frédéric Michalak (Stade Toulousain) (Castres), François Trinh-Duc (Montpellier), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Florian Fritz (Stade Toulousain), Mathieu Bastareaud (Stade Français), Cédric Heymans (Stade Toulousain), Maxime Médard (Stade Toulousain), Damien Traille (Biarritz), Julien Malzieu (Clermont).

# Posté le lundi 16 mars 2009 14:20

victoire toulousaine

victoire toulousaine



A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Castres 26 à 11 (mi-temps : 13-11)

Beau temps ; pelouse excellente ; 18.500 spectateurs environ ; arbitrage de M. Gauzère (Côte Basque-Landes)

Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Lamboley (14), Lamerat (70); 4 pénalités de Michalak (10, 28, 62, 65) ; 2 transformations de Michalak (14, 70).
Pour Castres : 1 essai de Pelenise (22); 2 pénalités de Teulet (1), McIntyre (33).
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Swanepoel, 71) ; Clerc (puis Bélie, 74), Ahotaeiloa (puis Lamerat, 65), Kunavore, Donguy ; (o) Skrela, (m) Michalak ; Lamboley, Sowerby, Nyanga (puis Maka, 65) ; Albacete, Pelous (puis d'Aram, 69); Lecouls (puis Human, 59), Servat (puis Basualdo, 63), Montès (puis Poux, 43).
Castres : Lagardère ; Bonnefons, Kefu, McIntyre, Pelenise ; (o) Teulet, (m) Senio ; Nell, Masoe, Malonga ; Koulemine, Capo Ortega ; Saayman, Terrain (cap), Forestier.
Carton jaune : Bonello (68)

Une semaine après avoir chuté à Perpignan, le Stade Toulousain a réalisé une authentique performance en s'imposant devant Castres lors de la 20ème journée. Le terme de performance n'est sans doute pas usurpé compte tenu du contexte dans lequel s'est déroulé la partie. Car aux difficultés liées aux absences se sont ajoutées 24 heures avant le match les inceritudes liées aux participations de Du Toit (finalement forfait) et Skrela (aligné en 10 malgré une douleur au genou). Le championnat fait maintenant relâche durant une semaine et reprendra par la réception du Stade français, le 29 mars.
De nombreux joueurs ménagés à Perpignan une semaine plus tôt effectuaient leur retour. C'était le cas notamment de Clerc, Sowerby, Pelous, Albacete et Servat. Sur le banc, on retrouvait des joueurs issus du groupe Espoirs : Rémi Lamerat, très à son avantage lors de ses deux premières apparitions en Une, Quentin d'Aram et Matthieu Bélie.


Pelenise répond à Lamboley



Dès le coup d'envoi ou presque, Castres obtenait une pénalité : Poitrenaud tentait une relance mais s'isolait de ses partenaires, et était finalement sanctionné pour avoir gardé le ballon au sol. Face aux poteaux, un buteur de la trempe de Teulet ne connaissait aucune difficulté pour ouvrir le score. Cela n'était pas immérité, car par la suite, les visiteurs montraient de belles choses et forçaient les Stadistes à défendre dans leurs 22 mètres.

Toulouse réagissait cependant, et une superbe action de Michalak, terminée par un joli coup de pied à suivre dans l'en-but, était à deux doigts d'aboutir. Cela symbolisait la bonne période des Rouge et Noir, qui dominaient clairement par la suite. Castres subissait et se mettait à la faute à la 10ème minute, ce qui permettait à Michalak d'égaliser. L'embellie se poursuivait par la suite, quand Ahotaeiloa prenait le trou, puis servait parfaitement Sowerby à hauteur, lequel fixait impeccablement le dernier rempart tarnais pour donner à Lamboley sur un plateau. Le premier essai de la partie était au bout.

Tout allait pour le mieux par la suite, car les hommes de Novès, inspirés et emmenés par un Sowerby de gala, étaient souvent dangereux. Mais à la 22ème, Ahotaeiloa voyait sa passe interceptée, ce qui était le point de départ d'une superbe contre-attaque conclue par Pelenise. Cela n'était guère payé pour les Toulousains, qui développaient un rugby de bonne qualité depuis un bon quart d'heure.

Aussi ennuyeuse que fut cet essai, le Stade ne se décourageait pas et repartait de l'avant. L'équipe obtenait coup sur coup deux pénalités, et si la première était manquée, Michalak passait la deuxième (13-8, 28ème). Mais dans un match décidément très ouvert, Castres n'avait pas dit son dernier mot.
Avec un Kefu qui créait des brèches dès qu'il touchait le ballon, les visiteurs n'étaient pas loin de marquer leur deuxième essai. Ils bénéficiaient toutefois d'une pénalité, réussie par McIntyre (13-11, 33ème), alors que plus rien, jusqu'à la pause, n'était à signaler. Les Stadistes regagnaient les vestiaires avec deux points d'avance, signe qu'il allait falloir cravacher pour terminer la partie en position de vainqueur.



Premier essai pour Lamerat



Sans doute conscients du danger, les Toulousains mettaient leur adversaire sous pression dès l'entame du deuxième acte. Une énorme séquence à deux mètres de l'en-but se développaient, mais les charges des avants étaient repoussées par la ligne défensive tarnaise. Quelques minutes plus tard, une superbe séquence débutée par un coup de pied à suivre de Skerla et une jolie combinaison entre Ahotaeiloa et Michalak semblait promise à l'essai, mais M. Gauzère revenait à un en-avant de passe. Voilà qui était rageant, mais incontestablement, les Rouge et Noir avaient abordé la reprise dans de bonnes dispositions.

Puis, à la 46ème minute, Michalak s'échappait dans les 22 castrais au prix d'un joli numéro personnel, mais l'arbitre, une nouvelle fois, annihilait l'action pour signaler un écran de la part de l'un de ses partenaires. Mais par la suite, Castres confirmait qu'il n'avait pas effectué le court déplacement jusqu'à Ernest Wallon en victime expiatoire : les joueurs d'Alain Gaillard inversaient la tendance et investissaient le camp toulousain, sans toutefois se montrer dangereux, à l'exception d'un drop manqué.
Quant aux Toulousains, si leur état d'esprit était irréprochable, ils étaient un temps en difficulté, même si une percée en solitaire de Clerc, finalement projeté en touche à deux mètres de l'en-but, était une opportunité à souligner. Peu après l'heure de jeu, Michalak réussissait une pénalité importante, qui passait la marque à 16-11. Dans une rencontre aussi serrée, c'était tout sauf anecdotique. Le même Michalak, à la 65ème, réussissait une difficile pénalité, qui mettait sa formation à l'abri d'un essai adverse.

Désormais clairement dominateurs, les coéquipiers de Fabien Pelous obligeaient leurs adversaires à multiplier les fautes, et Bonello payait les pots cassés à la 68ème, en écopant d'un carton jaune. Sur la pénal'touche consécutive, Lamboley déviait pour Pelous, qui allait dans l'en-but, avec malheureusement un adversaire interposé entre le sol et le ballon. Mais ce n'était que partie remise : sur un mouvement des trois quarts, Skrela servait Lamerat, arrivé à hauteur en boulet de canon. Le jeune Espoir inscrivait son premier essai chez les pros, et il était sans doute synonyme de victoire.

Le Stade n'avait plus qu'à gérer son avance jusqu'au terme de la rencontre, ce qu'il faisait d'ailleurs plutôt bien. Malgré quelques occasions, le point bonus allait cependant se révéler inaccessible. Ce n'est pas ce que l'on retiendra en premier lieu, et le staff pouvait légitimement se montrer satisfait de la prestation de ses joueurs, notamment au vu d'un deuxième acte globalement maîtrisé.

# Posté le lundi 16 mars 2009 12:30

Perpignan-Stade : Kunavore homme du match

Perpignan-Stade : Kunavore homme du match






A l'issue du match disputé à Perpignan, c'est Maleli Kunavore qui a été élu joueur le plus en vue de cette rencontre. Ce n'est pas réellement une surprise, tant le Fidjien a été en vue et s'est montré décisif contre l'USAP : d'abord en marquant le seul essai de son équipe, à l'issue d'une belle séquence et d'un plongeon spectaculaire, ensuite en intervenant à plusieurs reprises pour annihilier des actions catalanes qui semblaient promises à l'essai.
Kunavore a recueilli 31,6 % des voix, devançant nettement Jean Bouilhou (16,6 %) et Grégory Lamboley (15,4 %), respectivement deuxième et troisième.


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# Posté le mardi 10 mars 2009 04:47